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Vietnam: les filles s’émancipent grâce au Rugby

World Rugby s’engage aux côtés de ChildFund Pass it Back pour soutenir 20 000 enfants en Asie

Vietnam: les filles s'émancipent grâce au Rugby
Le coup d’envoi de la coupe du monde de rugby /RWC2019  aura lieu ce 20 septembre au Japon. Cet événement sportif rassemble une vingtaine de pays.

ChildFund Alliance, un réseau international d’ONG auquel appartient Un Enfant par la Main aide plus de 14 millions d’enfants et leurs familles dans près de 60 pays.

Présent auprès des communautés les plus pauvres du monde, ChildFund travaille en partenariat avec les enfants, leurs familles et les organisations locales pour :

  • apporter des changements durables,
  • répondre aux urgences humanitaires,
  • promouvoir les droits des enfants.

Le réseau ChildFund met en œuvre des programmes pour améliorer :

  • l’éducation,
  • la santé,
  • la protection de l’enfance.

Ce réseau propose également des activités sportives pour renforcer la résilience des enfants et des jeunes et ainsi contribuer à leur bon développement.

Depuis 2015, ChildFund Pass It Back s’engage à former une nouvelle génération de leaders en Asie par la pratique du rugby dans plusieurs pays :

  • Laos,
  • Philippines,
  • Myanmar,
  • Timor Leste,
  • Vietnam.

En France, Lenaig Corson, Yannick Nyanga et Romain Magellan s’unissent à nos côtés pour sensibiliser la planète rugby à nos actions.

Michael Rose, Président de ChildFund Alliance déclare :

ChildFund Pass It Back aide les jeunes, et en particulier les filles, à développer les compétences nécessaires pour rester en sécurité dans un monde en constante évolution, et participe à l’effort mondial qui vise à mettre un terme à toutes les formes de violence à l’égard des enfants ».

Plus de 50 % des joueurs et entraîneurs impliqués dans le programme Pass It Back sont des femmes !

Découvrez sans plus tarder le portraits de 2 jeunes filles engagées dans Pass it back.

Kim Chi, joueuse de l’équipe « Tomatoes »

Vietnam: les filles s'émancipent grâce au Rugby

Kim Chi est une jeune fille qui vient d’un district éloigné au Nord du Vietnam. Elle joue au Rugby dans une équipe appelée « Tomatoes ».

Kim Chi compte parmi les centaines de filles du Laos, du Vietnam et d’autres communes défavorisées en Asie, à qui l’on a donné la chance de pratiquer un sport grâce au programme ChildFund  « Pass It Back ». Ce programme utilise le rugby pour apprendre aux enfants et jeunes vulnérables, des compétences essentielles incluant:

  • le leadership,
  • l’égalité des genres,
  • la résolution de conflits
  • la planification de leur avenir.

Mais cela n’a pas été facile pour Kim Chi car les filles et les sports collectifs ne sont pas chose courante dans son petit village.
Elle a d’abord dû avoir la permission de ses parents pour y jouer.

Ils m’ont dit que je devais rester à la maison et les aider aux tâches ménagères, que je devais passer mon temps libre à faire me devoirs, dit Kim Chi.
Ils ont aussi pensé que je ne devais pas faire de sport parce que je tombais malade assez souvent.

Mais sa persistance a porté ses fruits, et ses parents ont fini par changer d’avis.
Depuis qu’elle a rejoint le programme « Pass It Back », Kim Chi est moins malade, elle met de l’argent de côté. Cela rend mes parents heureux. dit-elle.

Aujourd’hui, elle partage les compétences qu’elle a apprises au sein du programme avec les autres enfants et jeunes pour qu’ils puissent eux aussi créer et amener du changement dans leur propre communauté.

Lan, coach de l’équipe « Sun on Fire » au Vietnam

Vietnam: les filles s'émancipent grâce au Rugby
Chez ChildFund Pass It Back, nous avons un excellent groupe d’entraîneurs. Ils ont chacun un rôle actif au sein de nos activités d’initiation et d’évaluation.
Ce processus implique souvent un ensemble d’entretien au sein de la communauté, avec des entraîneurs qui prennent le temps de parler aux joueurs, aux parents et aux dirigeants du village.

Pour Lan, une entraîneuse au Vietnam, ces conversations sont l’une des raisons pour lesquelles elle aime son métier.
Elle nous parle ici, des relations avec Ly, une joueuse plus jeune qui est dans son équipe.

Rencontre avec la famille de Ly

Vietnam: les filles s'émancipent grâce au Rugby
Il faisait presque nuit quand j’ai fini l’entraînement avec mon équipe.
Je suis arrivée chez Ly pour lui parler ainsi qu’à sa maman.
J’ai attendue qu’elle récupère les chèvres de la montagne.
Ly participe au programme Pass It Back de ChildFund au Vietnam et ne veut rater aucun entraînement.
Avant notre entretien, J’ai demandé la permission de prendre des photos afin de donner des preuves de notre travail à notre responsable du projet.
Elle a dit oui mais m’a demandé d’attendre qu’elle peigne ses cheveux. Elle avait passé toute la journée à la montagne et venait de rentrer.
Elle avait donc besoin de se rafraîchir. Grâce au rugby, les enfants apprennent sur les compétences pratiques. Pendant notre conversation, j’ai expliqué à la mère de Ly que les joueurs ne venaient pas seulement au rassemblement pour apprendre le rugby comme la plupart des parents peuvent le croire mais aussi pour apprendre des notions utiles pour leur vie. On entraîne les joueuses pour qu’elles préparent leur avenir et pour qu’elles économisent de l’argent pour des projets importants.

Dans le Module « Etre en bonne santé», nous apprenons à nos joueuses comment leur corps change lorsqu’elles atteignent la puberté.

Sa maman a déclaré

Ly a beaucoup changé. Elle économise de l’argent contrairement à son petit frère qui dépense son argent sur des choses futiles.
Notre famille a un petit magasin. Quand Ly ne va pas à l’école ou à l’entrainement, elle m’aide souvent quand je pars à la montagne pour chercher les chèvres.
Je lui fait confiance et je suis contente que ma fille ai acquis beaucoup de compétences utiles. On ne m’a jamais parlé de puberté ou de prendre soin de mon corps.

Après leur rencontre, Lan a réalisé à quel point c’était important que les mères comprennent et soutiennent leurs filles dans la pratique du rugby au sein de ce programme.

Élève en 6ème au collège, cela fait 2 ans qu’elle fait partie du programme ChildFund « Pass It Back ». Elle ne manque quasiment aucun entrainement.
L’autre jour, quand elle avait mal à la tête, je lui ai demandé  pourquoi ne resterais-tu pas à la maison pour te reposer ?
Je lui ai donné des médicaments pour les maux de tête et je lui ai demandé de boire plus d’eau et de rester sous un arbre pour qu’elle se repose.
Elle m’a répondu : « Je ne veux rater aucun entraînement. Quand je viens ici, je suis heureuse.
Même quand je suis fatiguée, je peux regarder l’équipe jouer, je peux ensuite participer aux discussions.
Je veux vraiment apprendre, c’est pour cela que je ne veux rien rater ».
J’ai demandé à Ly si on lui avait déjà parlé de santé sexuelle ?

Ly m’a répondu :  Ma maman oui. Elle m’en a un peu parlé. Elle a dit que j’étais une petite fille et que c’était un peu trop tôt pour me parler de telles choses.

Pour continuer notre conversation, j’ai demandé : comment tu t’es sentie quand on vous avez parlé de santé sexuelle ?
Ly m’a regardé en souriant : J’étais vraiment gênée. C’était la première fois que je parlais de telles choses avec d’autres personnes.
Avant, je ne savais pas que mon corps allait changer ».

J’ai lui ai demandé comment elle se sentait maintenant.
Je ne suis plus gênée, je me sens plus à l’aise quand j’échange avec les autres sur ce que j’ai appris dans le module « Etre en bonne santé ».
Tôt ou tard, ces changements se produiront sur chacun, il n’y a donc aucune raison d’avoir honte de discuter de cela.

Pour Ly, son engagement au sein du programme lui permet d’aborder des sujets qu’elle n’aborderaient pas dans sa communauté.
Elle dit :Les compétences que l’on apprend nous aident vraiment. Bon nombre de nos amis, qui ne participent pas au programme, n’ont pas la chance d’apprendre ces compétences. C’est dommage pour eux car l’école ne leur apprend pas autant sur ce que nous devons savoir sur le fait d’être en bonne santé.Je pense que ces aptitudes et ces connaissances sont importantes, tout comme les mathématiques, la littérature et les autres sujets qu’on apprend à l’école.

Je suis très contente de ma discussion avec Ly et sa maman.
Je suis reconnaissante du support et de l’encouragement que la maman de Ly apporte à sa fille pour participer au programme Pass It Back.
Cela signifie que Ly peut apprendre et appliquer ces compétences dans sa vie.
C’est très important pour nous en tant qu’entraîneurs.
Cela nous motive à travailler plus fort avec nos équipes pour qu’on puisse aider nos joueurs et leur donner l’opportunité d’avoir une meilleure vie.

 

Plus de 30 000 enfants parrainés depuis 1990

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