Donnez une identité à un enfant de Thiès, Mbour, Diourbel, Bambey et Dakar

Senegal -père- enfant
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Le droit à l’état civil des enfants : un droit encore bafoué au Sénégal

Dans le monde, près de 230 millions d’enfants de moins de 5 ans n’ont jamais été enregistrés .

1/3 habitent en Afrique subsaharienne. Dans cette région, seul 44% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés.

Pour les populations vivant en milieu rural, ce taux chute à 35%.

Entre 2005 et 2011, au Sénégal, le nombre d’enfants de moins de 5 ans bénéficiant d’un état civil a progressé passant de 55 à 75%.

La population totale des enfants de moins de 5 ans au Sénégal est estimée à 2 313 000 .

Grâce aux améliorations apportées par le gouvernement sénégalais, aujourd’hui plus de 1.7 millions d’enfants sont enregistrés à l’état civil.

Mais il reste toujours près de 600 000 enfants de moins de 5 ans sans identité dont l’avenir est compromis.

Au sein de nos programmes de parrainages, les enfants parlent de l’importance d’être enregistrés à la naissance !

Par ailleurs, il existe aussi une forte disparité entre les enfants inscrits à l’état civil qui habitent en zone urbaine (89%) et ceux qui habitent en zone rurale (66%).

On observe également des différences corrélées au niveau de vie des familles ou au niveau d’instruction des mamans.

Ainsi, quand les mères ont suivi un enseignement secondaire ou supérieur, 95% des enfants sont inscrits à l’état civil, quand les mamans ne sont allées qu’en primaire, ce taux est de 85% et si elles n’ont reçu aucune instruction, ce taux tombe à 70% .

Le pays compte pourtant 689 centres d’état civil, mais ils sont souvent mal équipés ou ne fonctionnent pas correctement et ne facilitent pas l’enregistrement de l’acte de naissance pour les parents.
Il est pourtant essentiel de posséder une identité légale reconnue.

Selon l’article 7 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE):

  • L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux.
  • Les Etats parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l’enfant se trouverait apatride.

En effet, l’enregistrement des enfants à la naissance leur permet de bénéficier des droits qui en découlent :

  • l’accès aux soins,
  • l’éducation,
  • le passage des examens d’Etat,
  • la possibilité de se marier, de se déplacer librement (carte d’identité, passeport)…

Cela permet également de réduire l’exposition à diverses formes de violences comme le travail forcé, les mariages précoces, les violences sexuelles…

En 2016, la Direction des examens et concours du Sénégal déclarait avoir recensé plus de 68 000 candidats aux examens sans pièce d’état civil (33 500 élèves en classe de CM2 et 34 670 candidats au brevet de fin d’études moyennes).

Ces jeunes doivent interrompre leurs études ou sont obligés de redoubler afin d’obtenir ce document.

Leur avenir est alors compromis !

Notre projet : Offrir des certificats de naissance aux enfants

  • Permettre à 906 enfants des départements de Thiès, Mbour, Diourbel, Bambey et Dakar de  bénéficier d’un acte de naissance ;
  • Sensibiliser les populations et les décideurs sur l’importance de l’enregistrement des naissances.

Avec notre partenaire ChildFund Sénégal, nous proposerons les activités ci dessous :

  • Audiences foraines pour faciliter l’inscription des enfants à l’état civil,
  • Emissions de radio pour mettre en avant l’importance de l’état civil,
  • Causeries et conférences organisées au niveau des villages,
  • Création d’affiches et flyers de sensibilisation,
  • Visites à domicile,
  • Actions de plaidoyer auprès des décideurs et collectivités locales

Les audiences foraines se déroulent avec le personnel en charge de l’état civil au niveau du tribunal départemental et permettent l’inscription des enfants à l’état civil.

Les familles devront se déplacer avec un témoin pouvant attester que l’enfant est bien le leur.

Puis, un jugement supplétif est lancé par le tribunal qui statue sur l’enregistrement de l’enfant à l’état civil.

Afin de récupérer l’acte de naissance de leur enfant, les parents doivent s’acquitter de 300 FCFA (0.45€) auprès des Centres d’état civil.

Il est nécessaire que les comportements changent, c’est pour cela que ce projet est fortement axé sur la sensibilisation.

Par la mise en place d’actions de plaidoyer, de causeries, de conférences, d’émissions de radio et la création d’affiches et flyers, notre partenaire ChildFund Sénégal va pouvoir informer massivement la population et les autorités locales des 4 départements de Dakar, Thiès, Mbour et Diourbel sur l’importance de cette démarche et des bénéfices qu’apporte l’inscription des enfants à l’état civil.

Senegal- petite enfance

Résultat : Reconnaître l’existence des enfants et leur donner des droits

• 906 enfants ont obtenu un certificat de naissance et existent officiellement ;
• Les familles ont pris conscience de l’importance de déclarer les naissances ;
• Les collectivités locales ont conscience de l’importance d’enregistrer les enfants dès leur naissance et soutiennent les Centres d’état civil.

Pour seulement 19€ vous pouvez offrir une identité à un enfant.

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