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Devenir marraine d’une petite fille ? Une évidence

Devenir marraine d’une petite fille ? Une évidence
Clara, marraine au Togo

Un Enfant par la main : Votre désir de parrainer un enfant ne date pas d’hier…

Clara : (rires) C’est le moins que l’on puisse dire.

Cela fait 20 ans que je porte cette envie en moi.

Et puis j’ai été très inspirée par l’exemple de ma mère. Elle est depuis 4 ans la marraine d’une adolescente. Elle s’appelle Justine et elle est âgée de 16 ans.

J’ai longuement discuté avec elle et je sais que le parrainage a changé sa vie. Sans le soutien financier de ma mère, elle n’aurait jamais pu poursuivre ses études.

Justine fréquente aujourd’hui une école privée située relativement près de chez elle. Elle bénéficie également du remboursement de certains frais de santé.

Elle a de plus conscience de la chance qui est la sienne. Après son bac, elle souhaite se former à la comptabilité. Financer ses études, ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres.

UEPLM : Pourquoi avoir tant attendu avant de vous lancer ?

Clara : Je tenais à associer mon mari à cette démarche.

Il est togolais et connaît des dizaines d’enfants qui auraient bien besoin des 25 euros mensuels du parrainage pour s’en sortir.

Au début, il ne comprenait pas l’utilité de passer par une structure associative ou une ONG (Organisation Non Gouvernementale).

Il m’a fallu du temps pour le convaincre que ce sont justement ces structures qui permettent l’épanouissement des enfants sur le long terme.

Ce sont elles qui garantissent, en accord avec les parents, le cadre de protection et d’apprentissage de ces enfants parrainés.

UEPLM : Comment s’appelle la petite que vous parrainez ?

Clara : Elle se nomme Martine. Elle n’est âgée que de 6 ans. Avec sa famille, elle vit à Bassar.

Il s’agit d’une ville située à 500 km de Lomé, la capitale du Togo. C’est une région très isolée et difficile d’accès.

UEPLM : Comment s’est déroulée votre première rencontre ?

Clara : Elle a eu lieu en janvier dernier.

Lors de notre dernier séjour au Togo, nous avons pris 3 jours pour aller la rencontrer.

Tout d’abord, nous avons été accueillis par le responsable de l’association sur place, qui nous a montré les installations.

Puis nous sommes allés à la rencontre de Martine qui nous attendait avec ses parents et son frère.

Notre arrivée a été un véritable évènement.

Encore très jeune, Martine commence tout juste à apprendre le français. Elle était très timide et réservée au début.

Et puis nous avons distribué quelques bonbons. Nous avons alors été adoptés !

Elle nous a ensuite servi de guide lorsque nous avons visité son école. Elle ne voulait plus lâcher ma main.

Dans mon souvenir, c’est un moment magique.

UEPLM : Parrainer une petite fille, est-ce un hasard ou s’agit-il d’une volonté de votre part ?

Clara : Cela ne doit rien au hasard. J’ai vécu un an au Togo.

J’y ai effectué plusieurs stages dans des organisations humanitaires. Mon expérience m’a permis de me rendre compte d’une chose : les garçons ont plus de chance de s’en sortir que les filles.

Si une famille a peu de moyens, c’est le garçon qui sera presque toujours favorisé.

C’est lui qui fera des études alors que la fille sera cantonnée aux travaux des champs.

Dans ces conditions, parrainer une petite fille est devenu une évidence. Avec mon mari, nous cesserons de parrainer Martine le jour où elle sera insérée dans la société togolaise et qu’elle pourra subvenir à ses moyens. Pas avant.

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