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12 juin : Journée Internationale de lutte contre le travail des enfants !

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Le travail des enfants : un fléau mondial

« Les enfants en situation de travail des enfants sont ceux qui entrent sur le marché du travail ou qui assument trop de travail et de tâches à un âge trop précoce » – Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le travail infantile a diminué de 38% au cours de la dernière décennie. Néanmoins, des millions d’enfants travaillent encore au péril de leur bien-être.
Les droits du travailleur incluent le droit des enfants à ne pas être exploités économiquement, ne pas accepter un travail dangereux ou qui altère leur éducation.
Dans beaucoup de pays, les travailleurs reçoivent des salaires très bas, ce qui cause une situation économique précaire au sein de leurs foyers, qui se trouvent obligés de compter sur leurs enfants pour apporter un revenu supplémentaire.
Cela expose les enfants à l’esclavage, au trafic d’humains ou à une exploitation sexuelle ou économique, qui sont toutes des menaces graves au développement et au bien-être de l’enfant.

En 2024 : respectons nos engagements : mettons fin au travail des enfants !

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant stipule clairement que les enfants doivent être préservés de l’exploitation économique ou de toute forme de travail qui interfère avec leur éducation ou leur développement.

Cette année, la Journée mondiale mettra l’accent sur la célébration du 25e anniversaire de l’adoption de la convention n° 182 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les pires formes de travail des enfants (1999), qui est devenue en 2020 la première convention de l’OIT à être universellement ratifiée.

Avec l’adoption de l’objectif 8.7 des Objectifs de Développement Durable, la Communauté Internationale a pris l’engagement d’éradiquer toutes les formes de travail des enfants d’ici 2025.
Pourtant, d’après les estimations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 160 millions d’enfants, soit près d’un sur dix dans le monde, sont encore soumis au travail des enfants.

En 2023, Gilbert F. Houngbo, Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), a déclaré :

Pour la première fois en 20 ans, le travail des enfants est en augmentation.

Cette situation dramatique pour les enfants s’intensifie lorsqu’il n’existe pas de système de protection ou de lois fortes et efficaces pour mettre les enfants à l’abri.
Plus de la moitié des enfants qui travaillent, soit 80 millions d’enfants ont un travail dangereux et une majorité d’entre eux vivent de l’économie informelle.

Les facteurs principaux qui amènent les enfants à travailler sont :

  • Le manque de connaissance ou de sensibilisation sur les droits de l’enfant et des risques du travail infantile au sein des communautés,
  • La présence de pratiques et de traditions nocives telle que l’asservissement pour dette,
  • Le manque de ressources conjugué à un accès limité à des offres d’emploi décentes,
  • Le peu de protection des droits des enfants, un système de protection social faible et peu de dialogue social,
  • Le peu d’adoption et de mise en application de lois quant aux standards internationaux,
  • L’absence de certificat de naissance,
  • Le manque d’un environnement éducationnel stable et sécurisé,
  • Les économies réalisées pour les employeurs ou trafiquants qui exploitent les enfants.

L’action des gouvernements pour mettre fin au travail infantile

Les membres de ChildFund Alliance dont Un Enfant par la Main, soutiennent une approche globale pour éliminer le travail infantile.

Cela prend en compte :

  • L’accès à une éducation de qualité,
  • Des systèmes et mesures aboutis de protection sociale et de l’enfant,
  • La mise en place de clubs pour des groupes de parole sur les droits de l’enfant,
  • Des systèmes de rattrapage scolaire.

Tout cela doit être accompagné par des politiques et des mesures appropriées, soutenues économiquement par le gouvernement et la société civile.

Nos recommandations à l’égard des gouvernements comprennent :

  • Un renforcement des mécanismes de protection sociale pour améliorer la capacité de la famille à apporter un soutien financier et à prendre soin de leurs enfants,
  • La création de stratégies pour éliminer les cas où des enfants vulnérables sont exploités par leur travail,
  • Le financement des actions de sensibilisation sur les lois protégeant les enfants du travail,
  • La création et l’application des lois relatives à la protection des travailleurs,
  • La définition des emplois informels qui participent à l’exploitation des travailleurs,
  • L’adoption d’une législation qui punit ce qui va à l’encontre des droits de l’homme, entre autres, le travail infantile,
  • L’adoption d’une législation qui condamne le trafic d’humains, en accord avec la définition utilisée par le Protocole des Nations Unies pour prévenir et punir le trafic d’humains,
  • La signature et la ratification des conventions en lien avec cela et leurs protocoles optionnels.

La non ratification et l’absence de mise en place de ces standards internationaux de lois au sein des pays peuvent mener à la violation des droits des enfants comme ceux décrits dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
La société civile joue un rôle crucial dans la mise en lumière et l’éradication du travail infantile et du travail nocif.
Nous voyons les enfants s’épanouir lorsque les communautés et la société civile s’engagent en faveur de la protection des droits du travailleur, lorsque des systèmes de protection forts en faveur des enfants sont en place, lorsque l’éducation est accessible et lorsque le travail à un âge inapproprié est évité.

Changer la vie des enfants est possible et nous sommes engagés dans la construction d’un monde où le travail infantile n’a plus sa place.
Nous devons plus que jamais tous et toutes nous mobiliser pour faire de l’élimination du travail des enfants une réalité.
L’Appel à l’action de Durban, adopté par les délégués à l’issue de la 5e conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants en 2022, montre la voie à suivre.

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