Reportage sur France 3 : Revivez la rencontre émouvante entre des parrains et leurs filleuls au Sénégal !

Micheline, enseignante retraitée, elle parle de son bénévolat

Micheline parraine avec l’Association en Haiti et au Vietnam depuis 1998.
En 2000, elle est devenue déléguée bénévole Aquitaine-Pau et, depuis elle anime et veille à développer des synergies avec les écoles et les collèges de la région pour soutenir les enfants d’Haiti.
Au détour de 6 questions, elle a accepté de se livrer pour parler de son engagement !

Micheline, quelques mots vous concernant ?

Je suis mariée, retraité de l’enseignement, j’ai 67 ans , 3 enfants et 6 petits enfants dont nous nous occupons beaucoup mon mari et moi.
Je suis active dans plusieurs associations de notre village. Mais c’est surtout mon implication chez Un Enfant par la Main qui me pousse à poursuivre mes rencontres dans les 10 établissements scolaires de la région paloise où les élèves et l’équipe éducative parrainent depuis plusieurs années.
J’aime aussi marcher sur les beaux côteaux du Béarn et nager dès que je peux me libérer à Hendaye.

Comment avez-vous eu l’envie de devenir déléguée ?

Je suis devenue déléguée il y a plus de 20 ans quand j’ai souhaité parrainer une fillette en Haïti avec mes élèves.
La délégation de Pau existait déjà, j’en ai pris la responsabilité en 2000.

Quelles sont vos missions concrètement ?

Mes missions avec mon équipe de 10 bénévoles : faire connaître UEPLM auprès du public lors de manifestations :

  • matchs de baskets,
  • soirées musicales, théâtrales,
  • stands dans des salons…
  • et principalement dans les établissements scolaires de la région paloise, afin de proposer un parrainage de longue durée aux directeurs.

Nous intervenons au moins trois fois par an dans les écoles, à la rentrée lors des réunions parents-professeurs, à Noel pour les marchés de Noel où nous tenons un stand et surtout pendant la période du carême (la plupart des établissements sont catholiques et nous facilitent nos interventions) où les élèves organisent des « bols de riz » , des courses solidaires, qui permettent de réunir le montant du parrainage et souvent plus pour un projet dans le pays du filleul.

Que faites-vous pour conserver le lien avec ces écoles de votre région ?

Pour conserver le lien, nous écrivons régulièrement aux établissement à la rentrée, pour rappeler que nous sommes là pour présenter aux élèves l’association, à Noel avec des vœux et par des visites ponctuelles, au moment de la remise du chèque de parrainage ; car nous avons noué des liens de confiance depuis des années, comme je l’ai dit la plupart des écoles parrainent depuis plus de 15 ans.

Comment ces actions de sensibilisation dans les écoles sont perçues par les enseignants et les enfants ?

Notre présence auprès des enfants et des enseignants est très bien perçue et facilitée car nos actions de parrainage, de cadeaux solidaires entre autres, rentre parfaitement dans le projet éducatif d’éducation à la solidarité prévue par l’Education Nationale.
Notre action est simplifiée dans le scolaire catholique car toute l’équipe éducative, des élèves aux professeurs aux catéchistes aux directeurs est partie prenante ; dans le public il faut la volonté du directeur où d’un enseignant très motivé.
Les élèves posent des questions pertinentes et souvent émouvantes ; ils sont très attachés à leur filleul dont ils reçoivent des nouvelles régulières : lettres et photos sont affichées dans chaque classe et les enfants savent quelle vie mène leur filleul du bout du monde. Ils font des cartes et des exposés sur Haïti.

Quel est votre plus beau souvenir depuis le début de votre engagement comme bénévole ?

Un de mes plus beaux souvenirs car il y en a beaucoup c’est encore cette année, un groupe de petits CE1(7ans) qui a tenu a apporter pendant plusieurs jours après avoir vu la présentation de leur filleul et de son pays, des lettres, des petites sommes d’argent pour envoyer à leur filleule, Jémina.

C’est aussi quand je croise dans la rue mes anciens élèves, mariés et pères de famille, qui me demandent, 10 ans après et souvent plus des nouvelles de Sophonie, petite haïtienne sourde et muette pour laquelle ils avaient initié des ventes de jouets, des actions diverses.

Quel est votre souhait pour les enfants d’ici et là-bas ?

Mon seul souhait est que de plus en plus d’enfants aient accès à une éducation de qualité, ici ou dans le monde et que de plus en plus de jeunes, d’adultes dans les pays plus favorisés, aient envie de s’impliquer dans le parrainage et l’aide aux plus démunis car ils recevront beaucoup de joie de cet échange.

 

En savoir plus sur le bénévolat avec Un Enfant par la Main 

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