Le parrainage, un projet familial

Le parrainage, un projet familial

Le parrainage, un projet familial

Depuis près de 20 ans, cette famille parraine de jeunes enfants dans la province de Hué au Vietnam.
A la naissance de chacun de leur quatre enfants, ils ont décidé de parrainer un enfant.
Depuis 1998, ils ont successivement parrainé 8 enfants ; de plus petits venant prendre le relais des grands qui partaient au collège.
Aujourd’hui, ils sont les heureux parrains de 3 bambins en maternelle et d’une adolescente qui va au collège.

En 2017, ils ont  décidé en famille de faire un tour du monde avec 3 de leurs enfants, Camille (16 ans), Virgile (13 ans) et Eliette (9 ans).
C’est tout naturellement que la ville de Hué s’est imposée sur leur route afin de rendre visite à leurs filleuls dont ils ne connaissaient que les jolies photos adressées régulièrement par l’Association et les courriers échangés.

Le parrainage, une reconnaissance mutuelle

C’est donc vers l’école maternelle de Vin Hien à 50 km de Hué dans la lagune de Câu Hai, que nous avons pris la route ce 3 janvier 2018.

Cette visite a été rendue possible suite à des échanges de mails chaleureux avec la coordinatrice de l’association au Vietnam.
C’est son mari aidé de deux collaborateurs qui nous ont accompagné pour nous guider et nous servir d’interprète.

Après 1h30 de route cahotique sous un crachin digne de notre Bretagne natale, nous avons découvert la jolie petite école de 6 classes construite il y a 2 ans par le gouvernement.
Les classes sont claires, propres et très bien entretenues. Elles sont dépourvues de chaises et bureau.

Les enfants travaillent accroupis comme la tradition d’Asie du Sud Est.
La cour de récréation est un grand jardin arboré doté de nombreux équipements ludiques et colorés.
Nous étions attendus et avons été très bien accueillis par la directrice de l’école.

Les enfants nous ont rejoint progressivement dans la salle de réunion de l’école toute empreinte d’un formalisme très « communiste ».
Mais qu’importait le décor, pour nous, l’essentiel était de faire connaissance avec nos filleuls qui étaient tous accompagnés de leurs mères désireuses d’exprimer leur reconnaissance.
Nous avons donc échangé les politesses et remerciements d’usage avant de pouvoir se détendre et offrir nos petits cadeaux.

Le parrainage, un voyage plein d’émotions

Comme il se doit au Vietnam, le Yin et le Yang alternent et s’équilibrent pour réserver de bonnes et de moins bonnes surprises.

La bonne surprise fut de voir arriver « notre » collégienne, Hué Le Thi, qui avait pu se libérer pour se rendre à notre rendez-vous ; une jolie jeune fille toute timide a qui nous avons gentiment recommandé de travailler son anglais (à défaut du français de moins en moins enseigné au Vietnam) pour que nous puissions mieux échanger avec elle.

La mauvaise surprise fut en revanche d’apprendre qu’un de nos petits filleuls, Tran Huynh Anh Khoi, âgé de 4 ans, était très gravement malade.
Sa maman, enseignante dans l’école avait fait en sorte qu’il soit présent pour que nous puissions le rencontrer.

Nous avons tous formé des vœux émus pour que la nouvelle année soit celle de sa guérison et qu’il puisse rapidement jouer avec nos cadeaux et le ballon que nous lui avions apporté.

Les deux autres petits, une adorable petite fille, Phan Thi Nhu Y et un turbulent petit garçon, Lam Dang Khoa ont fait honneur au petit sac plein de surprises que nous avions apporté et surtout aux ballons de foot que nous avons gonflé pour eux.

Enfin, nous avons remis à la directrice les fournitures scolaires et petits jouets collectés par la classe de notre fille Eliette dans son école de Concarneau.

Nous avons ensuite fait le tour des classes et salué les institutrices et les enfants qui nous ont chanté des chansons et adressé des éclats de rires en réponse à nos tentatives d’échanges.
Ce fut à nouveau un beau moment de partage et de joie que Camille, Virgile et Eliette ont particulièrement apprécié.

Nous avons quitté ces enfants si attachants en fin de matinée en remerciant bien sincèrement la directrice et tout le personnel de l’école pour leur gentillesse et leur accueil.

Dans le mini-bus qui nous ramenait à Hué, le silence s’est fait tandis que Laurent et moi réfléchissions au meilleur moyen de soutenir, au moins financièrement, les parents de Khoi pour payer le traitement de leur enfant qui n’est que partiellement pris en charge par l’assurance maladie vietnamienne.

Nous gardons une mémoire vive du regard de ce petit garçon dont nous allons demander des nouvelles régulièrement avec le vœu le plus cher d’apprendre sa guérison.

Quoiqu’il en soit, et malgré tout, nous espérons vivement par notre témoignage donner envie à d’autres familles de parrainer des enfants dont les familles sont en difficultés financières pour régler les frais de scolarité. En effet, si l’école publique vietnamienne est gratuite à partir du primaire, les parents doivent acquitter un règlement mensuel qui correspond à tous les frais de fonctionnement de l’école maternelle (et notamment les salaires des personnes aidants ou accompagnants les enfants dans leur journée).

Seuls les instituteurs sont payés par l’état. Notre modeste contribution de parrainage vient couvrir ces frais, le repas du midi, les fournitures scolaires et aide au fonctionnement de l’école.
C’est donc un faible effort financier au regard de l’utilité de ces fonds sur le terrain et auprès des enfants.

Notre avenir et notre humanité prennent vie dans ces regards d’enfants heureux que nous avons rencontré comme autant de gages d’égalité des chances pour l’avenir.

 

 

 

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