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Journal de bord de Chloé Baury, en mission au Sénégal !

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Interview

Chloé Baury, salariée d’Un Enfant par la Main vient tout juste de rentrer d’une mission de 10 jours au Sénégal aux côtés de Jean-Baptiste Tobié, notre chef de mission à Madagascar.

Un voyage ayant pour but d’assurer le suivi des opérations sur le terrain mais aussi de s’assurer de la bonne mise en œuvre des projets au sein des programmes de parrainages menés en collaboration avec ChildFund Sénégal.

Un Enfant par la Main a décidé de la questionner, de recueillir ses impressions et de vous faire découvrir le Sénégal à travers ses yeux.

Qui est Chloé Baury ?

Après avoir étudié le droit pendant 6 ans, Chloé s’est intéressée à la thématique des droits de l’enfant et a suivi un master en gestion de projet.

Après une courte expérience à l’Unesco, elle fait du volontariat au Cambodge dans une ONG d’aide au développement à l’enfance. Suite à ces expériences, elle se spécialise dans la protection de l’enfance et plus particulièrement sur les violences sexuelles à l’égard des enfants en travaillant chez ECPAT international et ECPAT France.

Chloé rejoint Un Enfant par la Main en 2019 en tant que chargée de projet. Elle collabore avec les partenaires du réseau ChildFund Alliance dont nous faisons partie pour aider à la mise en œuvre des projets locaux. Spécialisée dans la conception de projets, elle s’attache à toujours comprendre :

  • Les problématiques du terrain,
  • Les enjeux pour les familles,
  • La place de l’enfant dans l’expression des besoins.

 

Quel a été le programme de ce voyage ?

Journal de bord de Chloé Baury, en mission au Sénégal !

La mission au Sénégal avait deux objectifs principaux. Tout d’abord, il s’agissait d’aller observer la réalisation des projets financés par Un Enfant par la Main :

  • l’installation des bio-digesteurs dans les communes de Diourbel,
  • la distribution de vélos,
  • le projet de continuité pédagogique,
  • l’enregistrement des naissances dans les villages isolés.

D’autre part, nous somme allés rencontrer les acteurs du système de protection de l’enfant à l’échelle des quartiers, communes et districts afin d’en savoir un peu plus sur leur rôle et le fonctionnement des comités de protection. L’objectif était de recueillir des bonnes pratiques et nous inspirer de ce système pour un futur projet à Madagascar sur le thème de la protection contre les violences faites aux enfants.

 

Dans un contexte sanitaire sans précédent, que pouvez-vous nous dire des actions sur place ?

La situation au Sénégal est assez préoccupante et beaucoup de mesures de prévention ont été adoptées par le gouvernement pour contenir l’épidémie (port du masque obligatoire, couvre-feu…). Notre partenaire local a lancé de grandes campagnes de sensibilisation sous la forme de visite à domicile, affiches et diffusion de messages radios. Dans les locaux des partenaires et dans chaque école où nous nous sommes rendus, nous avons pu voir des affiches et conseils sur les gestes barrières. ChildFund Sénégal a également organisé des distributions de kits d’hygiène et alimentaires, ainsi que des dons d’argent pour les familles dont les revenus journaliers ont tous été suspendus à cause du confinement.

Il s’agissait de votre 1ère mission sur le terrain, quel est l’enjeu du diagnostic que vous avez mené avec les partenaires ?

L’enjeu était de pouvoir récolter un maximum d’informations et d’exemples de bonnes pratiques sur le terrain, afin de les apporter dans nos futurs programmes à Madagascar et en Haïti. Le Sénégal dispose d’un excellent système de protection au niveau communal et très inspirant pour nos pays d’intervention !

Nous avons aussi pu observer la manière dont les communautés étaient impliquées dans les projets, ainsi que dans l’engagement des enfants parrainés et de leur famille pour contribuer au changement. Leur vision du parrainage était très intéressante et l’engagement des familles formidable à observer !

Comment veillez-vous au suivi des projets financés par les donateurs ?

J’échange avec notre partenaire sur le terrain, ChildFund Sénégal, de manière hebdomadaire sur les projets en cours, les transferts de fonds et leur affectation. Quand un projet a une durée de 12 mois ou plus, je reçois des rapports intermédiaires et nous organisons des comptes rendus sur Skype/Zoom. A la fin du projet je reçois des rapports techniques et financiers que j’étudie. Je peux alors demander des informations supplémentaires ou des explications. Les rapports sont agrémentés de témoignages et de photos. Nous les mettons en page et les diffusons sur notre site, nos réseaux, auprès des donateurs. Plusieurs mois après, nous demandons des nouvelles du projet et des bénéficiaires. Ma visite sur le terrain était aussi un moyen d’aller vérifier l’impact à moyen terme des projets financés.

Quelles ont été tes premières impressions ?

Mes premières impressions ont été excellentes ! L’équipe de ChildFund Sénégal est très professionnelle, expérimentée et surtout passionnée. Ce qui m’a le plus marquée cependant, c’est de voir à quel point les enfants parrainés et leur famille étaient reconnaissants et donnaient en retour en s’impliquant dans les projets et les changements apportés dans leur communauté. Beaucoup d’enfants anciennement parrainés et désormais adultes sont devenus enseignants ou mobilisateurs communautaires afin de continuer leur engagement auprès de leur communauté et transmettre ce message aux jeunes.

Le parrainage est une vraie aide sur le long terme.

Comment les enfants, les enseignants, les fédérations locales, les chefs de villages t’ont-ils accueilli ?

Les fédérations, les chefs de village, les maires ou délégués de quartier nous ont accueilli à bras ouverts, fiers de nous présenter leur organisation, leurs projets et les développements dans leur commune. Ils étaient très reconnaissants de notre implication et nous l’ont fait ressentir. J’ai été très touchée par leur hospitalité.

Les enfants étaient timides mais ont su nous expliquer quels étaient les impacts du parrainage et des projets dans leur vie au quotidien.

J’ai également rencontré les membres de leur famille, reconnaissants et parfois même émus !

Comment les familles s’impliquent-elles dans les actions mises en œuvre ?

Quand un projet est mis en œuvre dans une communauté, les familles sont souvent réunies en audience foraine, informées et sensibilisées aux bienfaits des activités et leur importance pour le quotidien de leurs enfants. Elles sont ouvertes au changement et participent toujours volontairement à ces séances. Des familles décident ensuite de s’impliquer très concrètement dans les activités. Par exemple, les familles bénéficiaires du projet biogaz ont construit des cuisines en dur, creusé des fosses et apporté de l’eau pour aider les ingénieurs sur place. Les femmes dans les villages d’intervention s’impliquent dans les associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) mises en place par les partenaires locaux afin de pouvoir emprunter et développer des activités génératrices de revenus qui soulageront leur famille.

Quel est ton plus beau souvenir ? Quelle a été ta journée préférée de tous le séjour ?

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J’ai aimé tous mes échanges avec l’équipe de ChildFund Sénégal, pendant et après les séances de travail. C’était un apprentissage continu, des moments de débat, mais aussi de bonne camaraderie. Cela a renforcé nos liens.

Ma journée préférée a été celle du 5ème jour sur le terrain. Nous avons rencontré le matin un ancien enfant parrainé désormais enseignant dont le discours m’a beaucoup marqué. L’après-midi nous nous sommes rendus en brousse pour rencontrer les bénéficiaires des biodigesteurs. Nous avons vu les biodigesteurs en marche, c’était une belle réussite ! Nous avons discuté avec les familles et assisté ensuite à une réunion des femmes dans le cadre de leur AVEC.

Une journée bien chargée !

Une anecdote à nous partager ?

Lors de la visite du programme des bio-digesteurs, je suis allée visiter les foyers dans lesquels ils ont été mis en place. Afin de les voir en marche, je suis rentrée dans la cuisine d’une des familles. Il faisait 38° dehors. Une fois les cuisinières allumées, la température dans la cuisine est montée à plus de 45° ! J’ai réussi à rester 5 minutes à l’intérieur… Les membres du foyer, eux, n’avaient pas l’air dérangés !

Tu as pu rencontrer, un enseignant autrefois parrainé. Que t’a inspiré cette rencontre, son histoire ?

Cette rencontre était véritablement marquante. Une fois informé de l’interview, l’enseignant est venu nous trouver dans les bureaux de notre partenaire.  J’ai trouvé la démarche très délicate et dévouée. L’entretien avec lui était très touchant. Nous avons mesuré l’importance de son parrainage dans sa vie d’enfant mais aussi d’adulte. Dès son plus jeune âge, il a compris l’importance du parrainage  comme vecteur de changement, lui permettant de devenir lui aussi un acteur du changement. Il prend son rôle d’enseignant très à cœur, sensibilise et implique ses élèves, tout comme il l’a été étant jeune.

Il représentait un vrai et beau modèle d’activisme.

Quelles sont les priorités sur lesquelles l’Association va concentrer ses efforts les prochains mois ?

Dans les prochains mois, nous allons nous attacher à développer des activités de sensibilisation sur les droits de l’enfant à Madagascar, auprès des enfants eux-mêmes, afin qu’ils deviennent acteurs de changement et participent à renforcer les systèmes de signalement contre les violences. Nous allons toujours soutenir nos partenaires sur le terrain dans le financement de projet protection, notamment la lutte contre les mariages précoces, mais aussi d’accès à l’eau, d’installation de centres de santé, de développement agricole…

Il est prévu également que l’on renforce les connaissances de notre équipe terrain en Haïti sur les formes de violences faites aux enfants et leur prévention.

Quel message voudriez-vous adresser à tous les parrains et donateurs qui apportent leur aide au Sénégal pour dire #stopalapauvretedesenfants ?

Je souhaite leur exprimer notre gratitude au nom de tous les membres de l’Association, ainsi que celle de ChildFund Sénégal qui, sans leur aide précieuse, ne pourrait mettre en œuvre tous ces projets en faveur des enfants sur le terrain. C’est grâce à l’engagement des parrains et des donateurs que nous pouvons contribuer à aider les enfants et leur famille à sortir de la pauvreté. Le parrainage est une manière très noble d’aider ces familles, ainsi qu’un enrichissement pour les parrains et je les encourage à sensibiliser leurs proches sur ces bienfaits.

 

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