1 an à la direction générale d’Un Enfant par la Main
À l’occasion de sa première année à la direction générale d’Un Enfant par la Main, Etienne Maïer partage ce qui l’a le plus marqué, les défis rencontrés et les convictions qui guident aujourd’hui son action au service des droits de l’enfant
Un mot pour résumer cette première année ?
Je pourrais dire Intense ou Dense, mais je vais privilégier “Consistante” et passionnante !
Quelle a été la plus belle découverte?
Je pense que ma plus grande découverte, est la capacité de l’association et de ses membres à faire beaucoup avec peu.
Même si on cherche et on cherchera toujours à améliorer notre efficience, notre équipe n’a pas à rougir de la qualité et la quantité d’actions menées à moyens aussi contenus.
C’est impressionnant et ça motive à soutenir tous ses acteurs, salariés et bénévoles. qui donnent vraiment beaucoup.
Le défi le plus marquant ?
Dompter le temps. Prendre le temps tout en ne trainant pas…
Aller vite, car la situation l’impose, tout en trouvant le temps de se poser et de réfléchir car l’importance des sujets l’exige.
Le secteur de la solidarité internationale subit des transformations majeures accentuées par les baisses voire les arrêts d’investissement des Etats. Cela impacte considérablement les ONG et leurs membres, en France et dans le reste du monde, Mais ce sont avant tout les populations les plus vulnérables, au premier rang desquelles les enfants, qui en subissent les conséquences.
La période est extrêmement difficile pour tout le monde, il faut se serrer les coudes, redoubler d’inventivité et de ténacité.
Et rester convaincus que le bon sens et l’humanité restent à la fois des moyens et des finalités nobles à défendre sans relâche.
Après cette première année, quelles sont les 3 convictions que tu as aujourd’hui pour l’avenir de l’association ?
Une année c’est à la fois long et à la fois court. Il faut savoir rester humble dans ses analyses.
Cependant, ces 12 mois ont conforté 3 convictions :
- le monde change, et plus que jamais le rôle des ONG est primordial. Il nous faut cependant savoir s’adapter et faire évoluer nos pratiques et nos organisations pour toujours mieux répondre aux enjeux criants des plus défavorisés. C’est l’ambition de notre plan stratégique 2030.
- la cause de l’enfance reste la plus belle et la plus noble. Elle mérite que l’on s’y consacre toutes et toutes. La situation des enfants dans le monde nous interdit d’abandonner. Les droits de l’enfant et leur effectivité doivent rester notre principale boussole.
- l’importance du collectif et de l’écoute ; la solidarité il faut la faire vivre à tous les échelons de la société, ainsi qu’entre nos structures et évidement dans nos structures. Les plus belles fiertés sont collectives. Dans une grande chaîne, chaque maillon compte : il faut veiller à prendre de soin de chacun !
Si cette année était une chanson ?
Fan inconditionnel de Jean-Jacques Goldman, je ne peux que piocher dans son immense répertoire, et peut-être retenir “Il changeait la vie”.
Car c’est exactement ce qui se passe à Un Enfant par la Main, chacun.e (administratrices.teurs, Délégué.e.s départementaux, bénévoles, salarié.e.s sur le terrain, salarié.e.s du Siège, stagiaires, … mais aussi autour de nous, partenaires, opérateurs, …) chacun.e. dans son rôle fait sa part, et contribue à changer des vies d’enfants.
Un message à adresser à celles et ceux qui vous accompagnent au quotidien ?
Merci, car sans le cumul de toutes ces multitudes de soutiens (bénévoles, donateurs, parrains, partenaires), rien ne serait possible.
Ne lâchons rien, et rassemblons encore plus de monde : les enfants en ont tant besoin